135 €. Le chiffre claque comme un rappel sec, indiscutable. Depuis 2016, aucun casque ne passe s’il n’affiche pas la norme européenne ECE 22.05. Tout écart, toute fantaisie, et le couperet tombe : sanction financière, perte de trois points sur le permis, immobilisation du deux-roues. Le message du code de la route ne laisse place à aucun doute.
À partir de juillet 2026, une nouvelle page s’ouvre : la certification ECE 22.06 deviendra la référence unique pour tout casque mis en vente. Les modèles ECE 22.05 resteront toutefois acceptés sur la route, sauf en cas de révision législative. Impossible non plus de faire l’impasse sur d’autres équipements : les gants homologués CE restent obligatoires, et le moindre manquement expose à des sanctions immédiates.
Ce que dit la loi sur les équipements obligatoires pour les motards
Le code de la route ne laisse rien au hasard. Il exige que chaque conducteur ou passager de deux-roues motorisé, sur tout le territoire, respecte une liste précise : casque moto homologué, gants certifiés CE, gilet de haute visibilité, autocollants rétro réfléchissants. Depuis le 1er juillet 1973, le port du casque s’impose pour tous, sans exception.
Pour rouler en règle, le casque doit être certifié ECE 22.05 ou ECE 22.06 et attaché correctement. Il faut aussi appliquer quatre autocollants rétro réfléchissants : un à l’avant, un à l’arrière, un de chaque côté, chacun couvrant au moins 18 cm². Ces éléments renforcent la visibilité par faible luminosité ou météo difficile. Oublier l’un de ces points classe le casque dans la catégorie des équipements non conformes et expose à sanction.
Pas d’exception non plus pour les gants homologués CE : conducteur et passager doivent les porter, même sur un trajet de quelques minutes. Cette exigence vise la protection des mains, un détail trop souvent négligé à l’achat. Le gilet de haute visibilité, lui, doit être à portée de main et enfilé lors d’une situation d’urgence, pas forcément durant tout le trajet.
Voici les obligations à retenir pour ne pas risquer l’amende :
- Casque homologué ECE 22.05 ou 22.06 : requis, toujours attaché
- Autocollants rétro réfléchissants : quatre, chacun d’au moins 18 cm², sur chaque face du casque
- Gants certifiés CE : obligatoires pour tous les occupants
- Gilet de haute visibilité : à mettre en cas d’arrêt d’urgence, disponible à bord
Respecter ces règles signifie rouler en toute légalité, mais surtout miser sur la sécurité et la protection à chaque virée.
Quelles sont les conséquences d’un casque non homologué ?
Porter un casque non homologué, c’est comme rouler sans casque aux yeux de la loi. Le verdict tombe sans détour : l’amende s’élève à 135 €, minorée à 90 € en cas de paiement rapide, mais peut grimper à 375 €, voire 750 € si la procédure s’alourdit. Les autorités n’accordent aucune indulgence sur ce point.
La punition ne s’arrête pas là. Un retrait de 3 points sur le permis accompagne systématiquement l’infraction. Pour ceux dont le capital points est fragile, la sanction peut vite devenir lourde à porter. Autre conséquence : l’immobilisation du véhicule peut être décidée sur-le-champ, surtout si d’autres défauts sont relevés lors du contrôle.
Un casque mal attaché ? Même sanction. La réglementation ne distingue pas le mauvais port du non-port : dans les deux cas, la note est salée. Miser sur un casque moto homologué (ECE 22.05 ou 22.06) et bien l’ajuster, ce n’est donc pas négociable pour éviter de se retrouver sur le bas-côté.
- Amende forfaitaire : 135 €
- Retrait : 3 points de permis
- Immobilisation du véhicule possible
Chaque détail compte : la conformité du casque moto, son état, la présence des équipements associés. Le code de la route ne laisse aucun espace pour l’approximation.
Casques de moto : comment reconnaître une homologation valide en 2024
Sur le marché, il n’est pas toujours évident de distinguer un casque moto homologué d’un modèle qui ne l’est pas. Pourtant, la norme est claire : depuis des années, l’étiquette ECE 22.05 fait foi, et la 22.06 prend la relève depuis 2021. Pour circuler sans risque, il suffit de vérifier l’étiquette cousue à l’intérieur : elle mentionne la norme et un E suivi du chiffre du pays d’homologation.
La norme ECE 22.06 a relevé le niveau : tests d’impact plus nombreux, contrôle strict de la résistance de la visière, et vérification de la capacité d’absorption lors d’un choc ou d’une abrasion. Les grands noms comme SHARK et d’autres fabricants ont déjà adapté leurs modèles, qu’ils soient intégraux, jets ou modulables.
Un casque réglementaire doit aussi afficher quatre autocollants rétro réfléchissants (avant, arrière, droite, gauche), chacun mesurant au moins 18 cm². Cette exigence vise à accroître la visibilité du motard de nuit ou sous la pluie. Même un casque aux normes, mais sans ces stickers, expose à sanction.
Quelques vérifications suffisent pour s’assurer que l’équipement est conforme :
- Vérifiez l’étiquette : ECE 22.05 ou ECE 22.06
- Contrôlez la présence des 4 autocollants rétro réfléchissants
- Assurez-vous que le casque et sa jugulaire sont en bon état
Un simple coup d’œil ne suffit pas : l’examen des marquages et des accessoires fait toute la différence lors d’un contrôle sur la route.
Vers une nouvelle réglementation en 2026 : ce qui va changer pour les motards
L’année 2026 marquera une bascule : la norme ECE 22.06 remplacera définitivement l’ancienne homologation ECE 22.05. Cette évolution, amorcée dès 2021, bouscule les habitudes aussi bien pour les marques que pour les conducteurs. Fini les demi-mesures : seuls les casques répondant à cette norme pourront rester en circulation.
La nouvelle certification impose des tests rigoureux : résistance aux chocs répétés, analyse des matériaux, maintien du casque en toutes situations, évaluation de la visière face aux projections. La protection grimpe d’un cran, ce qui oblige les fabricants à réinventer leurs modèles et à intégrer de vraies avancées techniques, qu’il s’agisse de casques intégraux ou jets.
Dès 2026, rouler avec un casque moto non homologué ECE 22.06 entraînera des sanctions identiques à celles du non-port : amende, retrait de points, immobilisation. Les modèles ECE 22.05 quitteront progressivement les étagères, remplacés par les nouvelles références.
Les accessoires complémentaires (blouson renforcé, pantalon adapté, chaussures montantes, airbag moto) restent vivement recommandés. Mais à la racine de la sécurité, il y a désormais l’exigence absolue de la nouvelle homologation.
À l’aube de 2026, le casque moto n’est plus un simple accessoire : il devient le symbole d’une route partagée, où chaque détail peut faire la différence entre routine et accident. Rester attentif à la réglementation, c’est choisir la prudence sur la ligne d’arrivée.


