3 750 euros. C’est le montant brut, net et sans détour, de l’amende qui plane au-dessus de la tête de quiconque s’aventure en trottinette électrique sur la voie publique sans assurance depuis le 1er juillet 2020. Inutile de chercher un permis, comme pour un cyclomoteur : la loi ne l’exige pas sur ces engins homologués. Pour les moins de 18 ans, le casque ne s’impose pas, mais il reste fortement conseillé. À l’horizon 2026, la donne se resserre encore : il faudra avoir soufflé 14 bougies pour prendre le guidon, mais les règles d’assurance, d’équipement et de circulation, elles, restent d’actualité.
Trottinette électrique : un engin soumis à une réglementation spécifique
La trottinette électrique a conquis les rues françaises, et Paris en tête. L’engouement a obligé le législateur à passer à la vitesse supérieure. Désormais, la loi trottinette électrique encadre la circulation de ces engins comme celle de tous les déplacements personnels motorisés. Impossible de circuler au petit bonheur la chance : le code de la route impose ses règles. Les pistes cyclables sont prioritaires. À défaut, il faut emprunter la chaussée en agglomération, à condition qu’elle soit limitée à 50 km/h. Hors agglomération ? C’est voie verte ou piste cyclable, mais jamais route classique.
La loi ne s’arrête pas à l’endroit où vous roulez. Elle encadre aussi la machine elle-même. Pour un usage personnel, impossible de dépasser les 25 km/h : au-delà, il ne s’agit plus d’une simple trottinette, mais d’un véhicule qui réclame une homologation bien plus stricte. Voici les principales règles à respecter :
- Vitesse maximale autorisée : 25 km/h
- Interdiction de circuler sur les trottoirs (sauf si la mairie accorde une dérogation)
- Un seul utilisateur par trottinette
- Assurance responsabilité civile obligatoire
En somme, circuler à trottinette électrique, c’est accepter un ensemble de règles conçues pour mieux encadrer sa place dans l’espace public et renforcer la sécurité de tous les usagers.
Permis, âge minimum et conditions pour conduire en 2024
Envie de rouler ? Nul besoin de s’inscrire en auto-école. Aucun permis de conduire ni BSR requis pour prendre le guidon d’une trottinette électrique en France. Depuis septembre 2023, l’âge minimum a toutefois été relevé : l’accès aux engins de déplacement personnel motorisés est désormais réservé aux 14 ans et plus, contre 12 ans auparavant.
Un adolescent de 14 ans tout juste peut donc circuler en toute légalité. Mais, mineur ou adulte, il est impératif de respecter d’autres obligations. L’assurance responsabilité civile est obligatoire, pour couvrir les dommages potentiels causés à des piétons ou à d’autres usagers. Si le port du casque ne s’impose pas légalement pour les plus de 12 ans (contrairement au vélo), il est vivement conseillé, en particulier dans les villes denses. Côté équipement, chaque trottinette doit être munie de feux avant et arrière, de catadioptres et d’un avertisseur sonore. À Paris comme ailleurs, les contrôles ne faiblissent pas, et mieux vaut anticiper que courir après une amende.
Pour y voir clair, voici ce que la réglementation impose :
- Pas de permis requis
- Âge minimum : 14 ans
- Assurance responsabilité civile obligatoire
- Équipements conformes
Ce qui va changer avec la nouvelle législation à partir de 2026
À partir de 2026, la réglementation sur les trottinettes électriques va se durcir. Les pouvoirs publics veulent renforcer la sécurité de tous : utilisateurs, mais aussi piétons ou cyclistes. La nouvelle législation vise à réguler plus finement l’usage de ces engins dans l’espace urbain.
Les équipements obligatoires vont s’étoffer. Un dispositif réfléchissant devrait devenir incontournable, et le port d’un casque homologué pour les mineurs semble en bonne voie d’être imposé. Les fabricants, eux, devront probablement revoir leur copie : une nouvelle norme technique est en discussion, exigeant des systèmes de freinage plus fiables et des feux d’éclairage intégrés en série, pour limiter les accidents.
L’assurance reste un point de friction. Plusieurs scénarios sont à l’étude, dont celui d’une couverture spécifique inspirée du modèle des vélos électriques, afin de protéger non seulement le conducteur mais aussi les éventuelles victimes d’un accident.
Autre nouveauté, le forfait mobilités durables devrait être plus accessible pour les salariés qui choisissent la trottinette électrique pour aller travailler. Une incitation qui pourrait accélérer l’usage de ces engins, tout en favorisant une mobilité urbaine plus respectueuse de l’environnement. Les détails précis de la réforme seront fixés par les prochains décrets : il faudra surveiller le calendrier et les textes d’application pour s’adapter au plus vite.
Respecter les règles pour circuler en toute sécurité et éviter les sanctions
Circuler à trottinette électrique impose de suivre à la lettre le code de la route. Les obligations sont strictes : roulez sur les pistes cyclables quand elles existent, ou sur la chaussée limitée à 50 km/h en agglomération. Hors agglomération, l’accès est interdit, sauf si la commune donne une dérogation.
La vitesse maximale autorisée reste fixée à 25 km/h. Dépasser cette limite expose à une amende de 1 500 euros, et la modification de l’engin peut mener à sa confiscation. Pas question non plus d’embarquer un passager : chaque trottinette ne supporte qu’un usager. En cas d’infraction, les policiers verbalisent sur-le-champ, sans retrait de points mais avec une sanction qui peut grimper en cas de récidive.
Quelques recommandations pour rouler sans encombre :
- Port du casque recommandé, particulièrement pour les moins de 12 ans.
- Portez des vêtements réfléchissants la nuit ou par faible visibilité.
- Respectez strictement les voies et pistes cyclables.
La sécurité est aussi une affaire d’anticipation : une panne de batterie en pleine chaussée, c’est l’accident assuré. Vérifiez toujours l’autonomie de votre engin avant chaque trajet. Les contrevenants risquent des amendes de 35 à 135 euros selon la gravité de l’infraction, et davantage si le comportement tombe sous le coup d’un délit routier.
Les règles changent, les habitudes évoluent, mais l’objectif reste limpide : dessiner une ville où trottinettes, vélos et voitures partagent la route sans fracas ni tension. L’équilibre, sur deux roues ou quatre, n’a jamais été aussi surveillé.


